L'émigration est un problème social qui a existé ici et ailleurs depuis toujours. Normalement c'est un aspect négatif pour ceux qui en sont partie. On émigre parce qu'on a besoin de quelque chose : de l'argent, d'un trêve politique, d'un travail etc.
On part de notre pays d'origine un peu effrayé, on ne sait pas ce qu'on va trouver là-bas, par contre, on connaît très bien ce qu'on laisse : le foyer, la famille, nos racines et une vie pleine de difficultés. On a l'illusion de recommencer une vie meilleure, notre espoir est vif et positif quoiqu'on envisage un séjour difficile.
Je me souviens toujours de ces photos de mon père que j'ai vues pour la première fois quand j'étais petite. Il était grand, fort, beaucoup plus jeune qu'aujourd'hui et dans un lieu différent. Qu'est-ce que tu fais là papá ? lui demandais-je. Tu aimes cette maison ma petite ? me répondait-il. On a pu la construire grâce au travail que j'ai eu en Suisse. J'ai passé là-bas un an, quand tu étais un bébé. Oh lá lá ! Toi et ta mère, vous m'avez beaucoup manqué !Tu sais, ma puce ?
Il y a toujours cette nostalgie de nos racines, notre famille, nos gens. Ces sentiments-là sont aussi ceux qui encouragent les émigrés qui arrivent sans papiers. En plus cet aspect devient un cercle vicieux puisqu'on ne peut pas avoir un travail sans être réglé et à l'inverse. Donc ces gens trouvent des emplois précaires avec une rémunération pénible et sans sécurité sociale. C'est cet aspect là qui mène des fois aux jeunes gens à devenir violents, comme par exemple dans les émeutes au mois de novembre 2006 provoquées en France par des groupes radicaux surtout dans la banlieue de grandes villes comme Toulouse ou Marseille.
La vie de tous ces gens n'est pas facile, mais, au moins, dans le plus profond de leurs têtes il y a l'illusion et l'espoir pour atteindre une vie meilleure.
Alicia Atiénzar
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